Bon, le titre n’a rien à voir avec ce que tu vas lire.  Va falloir t’habituer.

Un matin, alors que j’étais plongée dans mes pages facebook pensées les plus profondes, voilà qu’on sonne à ma porte (je n’ai pas de sonnette, mais j’ai une espèce de marteau dont usent et abusent mes (deux) visiteurs, et qui me fait à chaque fois sursauter).

Evidemment, mon chien se met à aboyer comme un malade. Enfin, surtout comme un chien.

Le temps de le caser quelque part (après avoir envisagé la machine à laver, le lave vaisselle, la baignoire, j’ai fini par tout simplement fermer la porte de la salle à manger), et de crier trois fois «  j’arrive, j’arrive » (t’as donc bien compté que ça fait 6 fois), j’ouvre la porte.

Une petite bonne femme, entre la quarantaine et la cinquantaine.  Toute chétive.  Une grosse frange noire qui lui couvre le front et la moitié du regard me dit, en me tendant un papier chiffonné que je feins d’ignorer «  Excusez moi de vous déranger, mais on m’a tout volé chez moi … »

Instant de panique.  Hein ? des voleurs ? dans la rue ? cette rue  qu’on dirait que c’t’un village ?  avec des gens bien souriants, des façades bien propres (pas comme la mienne) (un ravalement coûte trois mois de salaire), bref … des voleurs ???

-          De quelle maison êtes-vous ? Quel numéro ?

-          Euh du 32 mais …

-          Mais euh le 32 c’est moi !?

(Et là subitement, tu te poses la question de savoir si tu as VRAIMENT hébergé pendant trois mois sans le savoir, une locataire avec une frange noire qui lui bouffe la moitié du regard)

 

 

-          Ah oui mais moi je n’habite pas dans cette rue ci.

-          Euh, et vous venez d’où ?

-          Bah de la rue Machintruc.

-          La rue Machintruc ???? Mais c’est à 5 km d’ici ça !?

-          Ben oui

-          Et pourquoi donc venez vous frapper à ma porte ?

-          Parce que je dois aller chez le vétérinaire demain et je n’ai plus rien.  Plus un franc.

(Et là, subitement, tu te poses la question de savoir si tu es VRAIMENT en train de parler à une femme ou ….)

chien

-          Je suis bien désolée pour vous, mais je n’ai pas d’argent sur moi.

-          Même pas un cent ?

-          Non, même pas un cent.

-          Et une bière ?

Et là, subitement, tu réalises que tu ne parles pas à un Bobtail.

Poliment, tu refermes ta porte, avant qu’elle ne te demande si tu n’as pas un fond de Martini Blanc.

ON NE TOUCHE PAS A MON MB.