L'amère 2 famille

05 avril 2014

Revue de presque : La voice, the plus beautiful voix

Parce que ce soir, il n’y avait pas de légèreté dans l’air, j’ai été la chercher dans mon voo corder...

Je viens donc d’assister, en léger différé :

Au massacre de la chanson d’Indila, j’aurais pu pleurer.  J’aurais pu pleurer aussi quand elle a été sauvée par son coach.

A l’éviction du candidat que je préférais dans l’équipe de Garou, j’aurais  pu pleurer  une fois de plus mais je suis une grande fille maintenant. (Pourquoiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii ? Pierre, pourquoiiiiiiiiiii !!!????")

A une prestation moyenne d’Igit que j’aime beaucoup quand même.

A la consécration d’un artiste que j’Amir (huhu) mais qui n'est pas du tout mon staïle.

Au massacre perpétré par un ex chanteuse de Comédon musical (les Toikimelises se souviendront…) (Joan t’es vengée, ….elle dégage et tu m’en vois soulagée)

A Brel revisité rock et j’ai pas aimé, malgré la belle voix de Manon.

A Juliette qui fait des boums et des bangs dans mon cœur et dans mes oreilles, et j’ai aimé.

A une 325.698.235ème version de Stromae par un mec qui fait des grimaces, et j’ai détesté.

A  « si je m’en sors » par une fille qui ne s’en sortait pas.  Et qui criait  beaucoup.  Mais apparemment le public ne pensait pas comme moi.

A une fille qui veut être adoptée par la France (par les temps qui courent, ma chérie, c’est pas very very recommandé) (elle veut tellement être adoptée qu’elle s’appelle Savoie)…. Et qui a chanté Keane pas trop mal mais je me suis un peu fait chier, j’avoue.  

 

aloso

 A un gipsy king solitaire qui revisitait Amel Bent … qui n’avait pas besoin de ça.  Je l’aime bien le gamin, mais bon, faudrait voir s’il sait faire autre chose qu’ hispaniser tous les morceaux. Mais apparemment le public ne pensait pas comme moi.

Et alors pour finir , le mec le plus fou du monde, qui a bénéficié d’une mise en scène dont les autres ont été privés… et qui a osé reprendre du Bjorg  SANS ME DEMANDER MON AVIS ! Bien sûr il en a fait des tonnes et j’ai fini par détester ce que j’avais commencé à aimer.  Même s’il a justifié tout ce show par la défense des intermittents… il a manqué de crédibilité à mes yeux. Et apparemment Mika pensait comme moi.

Mais tout ça, c’est que de la télé finalement…

Hein.

Et surtout ce n’est que mon avis

 

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03 avril 2014

Je devrais faire un régime

Je devrais faire un régime

Je devrais aussi faire du sport, repasser plus souvent, arrêter de procrastiner, de ne pas laisser s’accumuler les papiers , boire plus d’eau, moins de sodas, manger plus de fruits et de  légumes et moins de pâtisseries, lire plus, surfer moins, écrire plus, lâcher prise, faire le ménage un peu tous les jours, arrêter de compatir à toutes les misères du monde, faire une manucure, une pédicure, un gommage, un masque pour les cheveux, des économies d’eau, faire mon pain moi-même, nettoyer mon jardin, jeter mes vieilles choses qui ne servent à rien qu’à enlaidir certains coins de ma terrasse, qui n’en est pas une, donc faire ma terrasse, …

Je devrais arrêter d’écrire tout ce que je devrais faire ou ne plus faire.

Et vivre.

Seulement voilà…

Régime et sport : je suis tellement grosse et boudinée qu’il est hors de question que je me mette en maillot/short/survêtement.

La procrastination : c’est devenu un mode de vie, depuis toutes ces années et bourdel, comme c’est difficile de changer ses (mauvaises) habitudes, seulement voilà …  j’ai couru pendant 28 ans après le temps, ai toujours travaillé à temps plein et gérer tout le reste… A 50 ans moins 2 mois, j’ai juste envie parfois de ne rien foutre, de regarder tomber la poussière et d’écouter crisser la saleté sur les vitres.

 

femme débordée

Manucure, pédicure, soin des cheveux : no way.  Quand ton budget mensuel te permet à peine de bouffer à ta faim, n’y pense même pas.

Le ménage un peu tous les jours : je suis les conseils des Fly Ladies et … ça marche.  Le problème c’est que je tiens une semaine voire dix jours, et puis comme tout est nickel,  j’arrête de nouveau et tout s’accumule.

 

Pour ce qui est des fruits et légumes : une tarte aux pommes, une gosette aux abricots, un banana split … ça compte ?

 

nutella en seringue

La question qui se pose réellement est la suivante : suis-je heureuse en fonctionnant comme ça ?

La réponse est différente pour chaque point.

A moi de jouer.

Et toi, qu’est ce que tu penses que tu « devrais » faire/ne pas faire/commencer/arrêter… ?

 

Posté par L Amere à 16:10 - Commentaires [7] - Permalien [#]

15 mars 2014

Mais ça c'était avant

 

Je devais avoir une toute petite trentaine d’années.  C’était l’été.  J’avais mis ma robe légère ( lui l’échelle sous le cerisier).

J’étais en « temps de midi » comme on dit chez moi.

Je mangeais mon cornet de frites sauce lapin tartare (pour te situer mon degré de belgitude) tout en marchant en ville.

Il  y avait affluence, comme ils disent au JT quand ce sont les soldes.

Je m’arrête devant le passage clouté (parce que, oui, je suis comme ça, parfois, j’deviens dingue et je suis les règles) (en même temps, j’tiens un peu à la vie).

Et là, une voiture s’arrête, avec à son bord un monsieur, la clinquante cinquantaine, qui me fait son plus beau sourire et du geste du bras me fait signe de passer.

Je le remercie de mon plus beau sourire de trentenaire, et au moment où je pose le pied sur la route, une dame (la cinquantaine) (je te rappelle qu’à l’époque j’en ai 20 de moins qu’elle) tape sur le capot de la voiture et gueule :

« Ah ça oui, quand c’est pour laisser passer de jeunes filles sveltes, ça on s’arrête hein ! Mais quand c’est pour une femme de mon âge, (et là elle fait un bras d’honneur et continue…) rien à foutre hein ! Tous les mêmes ! Des cochons ! J’ai été bien conne de ne pas en profiter quand j’avais ton âge (là je comprends que c’est à moi qu’elle en a). Des salauds je te dis ! T’arrives, avec ta petite robe et PAF ! Comme par magie, on s’arrête ! Moi ça fait des heures que j’essaye de traverser ! Des heures ! et toi, PAF ! PAF !"

Le mec, dans la voiture, est hilare.

Moi je suis partagée… Elle me fait de la peine, et en même temps, c’est un De Funès au féminin.

J’ai souvent repensé à cette petite dame… Était-elle en colère contre le temps qui passe ? Avait elle ou avait elle eu un mari volage ?

Toujours est il qu’aujourd’hui, j’ai son âge… Elle a celui de ma mère.  Quelque part, si elle me lit, on ne sait jamais … j’aimerais qu’elle sache que grâce à elle, je sais depuis tout ce temps que la beauté, c’est éphémère. Et surtout que ce n’est pas une valeur, mais un coup de poker.

Je n’attends pas que des jeunes filles jolies et souriantes arrivent pour traverser : je m’impose.

Chaque fois que je traverse, je la venge.

Posté par L Amere à 20:03 - Commentaires [3] - Permalien [#]

08 mars 2014

Oui oui et le pace maker

 

 Bon, le titre n’a rien à voir avec ce que tu vas lire.  Va falloir t’habituer.

Un matin, alors que j’étais plongée dans mes pages facebook pensées les plus profondes, voilà qu’on sonne à ma porte (je n’ai pas de sonnette, mais j’ai une espèce de marteau dont usent et abusent mes (deux) visiteurs, et qui me fait à chaque fois sursauter).

Evidemment, mon chien se met à aboyer comme un malade. Enfin, surtout comme un chien.

Le temps de le caser quelque part (après avoir envisagé la machine à laver, le lave vaisselle, la baignoire, j’ai fini par tout simplement fermer la porte de la salle à manger), et de crier trois fois «  j’arrive, j’arrive » (t’as donc bien compté que ça fait 6 fois), j’ouvre la porte.

Une petite bonne femme, entre la quarantaine et la cinquantaine.  Toute chétive.  Une grosse frange noire qui lui couvre le front et la moitié du regard me dit, en me tendant un papier chiffonné que je feins d’ignorer «  Excusez moi de vous déranger, mais on m’a tout volé chez moi … »

Instant de panique.  Hein ? des voleurs ? dans la rue ? cette rue  qu’on dirait que c’t’un village ?  avec des gens bien souriants, des façades bien propres (pas comme la mienne) (un ravalement coûte trois mois de salaire), bref … des voleurs ???

-          De quelle maison êtes-vous ? Quel numéro ?

-          Euh du 32 mais …

-          Mais euh le 32 c’est moi !?

(Et là subitement, tu te poses la question de savoir si tu as VRAIMENT hébergé pendant trois mois sans le savoir, une locataire avec une frange noire qui lui bouffe la moitié du regard)

 

 

-          Ah oui mais moi je n’habite pas dans cette rue ci.

-          Euh, et vous venez d’où ?

-          Bah de la rue Machintruc.

-          La rue Machintruc ???? Mais c’est à 5 km d’ici ça !?

-          Ben oui

-          Et pourquoi donc venez vous frapper à ma porte ?

-          Parce que je dois aller chez le vétérinaire demain et je n’ai plus rien.  Plus un franc.

(Et là, subitement, tu te poses la question de savoir si tu es VRAIMENT en train de parler à une femme ou ….)

chien

-          Je suis bien désolée pour vous, mais je n’ai pas d’argent sur moi.

-          Même pas un cent ?

-          Non, même pas un cent.

-          Et une bière ?

Et là, subitement, tu réalises que tu ne parles pas à un Bobtail.

Poliment, tu refermes ta porte, avant qu’elle ne te demande si tu n’as pas un fond de Martini Blanc.

ON NE TOUCHE PAS A MON MB.

 

Posté par L Amere à 15:39 - Commentaires [2] - Permalien [#]

07 mars 2014

Allo mammo bobo.

Comme tu le sais déjà, si tu as lu mon premier article, j’ai presque 5 décennies au compteur.

Il est temps de penser à la révision totale.

Check up complet : prises de sang,  radio des poumons, mammographie,…scann…

Aaaaaaaach ! La mammo. 

MAMMOGRAPHIE-HUMOUR-SOPEOPLEFR

 

Toikimelis avec trois jambes, tu peux pas savoir, tu peux pas comprendre. 

On t’a sûrement déjà dit mille fois à quel point il est difficile d’accoucher, t’es qu’un homme, que tu sais pas, et blablabla. 

T’a-t-on déjà décrit un examen mammo ?  Oui sans doute. Mais je m’en fous, je te raconte quand même.

T’es devant une machine en acier.  Qui fait « dzwuuuu dzwuuuuu » (exercice difficile s’il en est, l’imitation écrite). 

On te demande d’enlever le haut. Tu t’exécutes.  Sauf si tu es un chouïa distraite, angoissée, anxieuse, sans mention inutile. 

Et que donc te voilà devant le monstre qui dzwuuu dzwuuute, en soutard.  Les fesses à l’air.  (Toute ta vie t’as pas pourtant rêvé d’être une hôtesse de l’air) (ça c’est juste pour te donner un aperçu de mon affligeante culture musicale) (et le plaisir de faire des parenthèses).  Quand tout à coup…

-          Mais madaaaaame (t’ as vu Marie Thérèse dans La vie est un long fleuve tranquille ?)

-          Euh oui ?

-          Faut enlever le haut, pas le baaaaaaaas.

-          Oups.

Te voilà donc de retour dans ta cabine de désapage.

Tu remets le bas.  Tu ouvres la porte.  Tu penses que t’as pas enlevé le haut.  Tu re-rentres.  Tu enlèves enfin le haut.  Et ça te donne une radiologue bien énervée.

-          Bougez pas. Bras en l’air. Ne respirez plus.

Et là, ton esprit vagabonde (on va dire que tu fais de l’hypnose sans en avoir l’air) et te revoilà dans ta classe de chimie, lors d’une expérience ratée par le prof (qui avait mélangé je ne sais plus quoi car je n’ai jamais vraiment écouté ce qu’il racontait), ses fioles qui fument (aucun sous entendu sexuel), et lui qui hurle « Ne respirez plus, ne respirez plus » en courant partout dans la classe précédé d’une fumée jaune qui pue. Et d'un seul coup, tu es propulsée dans le présent :

-          Eeeeeeeeeeeeeeeh mais ça va pas sale taspé, tu veux mon poing dans la chetron ?

poing

En fait, en vrai, tu dis rien, tu serres les dents et une larme perle à ton œil droit (même côté que ton Robert).

Elle t’a juste pressé le nènè comme elle presse les oranges pour ses enfants le matin (bien qu’elle ait plutôt une tête à leur envoyer le jus de l’épluchure dans les yeux)  en prenant un plaisir sadique non dissimulé (si ! j’ai vu de la bave couler de ses lèvres !) . 

Bref, elle vient de t’écraser le nibard sur une plaque d’acier froide. (je sais, c’est peut être un détail pour vous, mais pour moi …) (encore cette culture musicale… c’est plus fort que moi) (elle vit sa vie indépendamment de moi).

 Bref.

Je te passe l’épisode sein gauche.  C’est le même, mais avec en plus la peur au ventre puisque tu sais que cette salope en blouse blanche va reprendre son pied en prenant ton sein et en faire de la marmelade.

-          Mamaaaaaaaaaaaaan, viens me chercheeeeeeeeeer.

En fait, en vrai, tu dis rien, tu serres les dents et une larme perle à ton œil gauche (mais tu connais la chanson, maintenant)

Ensuite, tu es priée d’aller attendre dans la cabine, sans te rhabiller.

        « Des fois qu’il faudrait reprendre un cliché »

te dit cette Goebels en blouse blanche, sur laquelle tu imagines une grosse, une énooooooooorme, une immeeeeeeeeense tache de sang. Le sien.  Que tu aurais bien étalé sur sa blouse après avoir écrasé sa tête en entendant le savoureux « dzwuuu dzwuuu » chanter la chanson de la victoire.

infi

 

Bref.

Si tout va bien (entends par là, si tu ne dois pas resubir le supplice nichois) (oui bon), le docteur t’attend.

Et là, tu scrutes son visage

1. Je l’ai vu, il a fait la moue (non en fait, il a un dentier mal ajusté)

2. J’ai vu son œil droit se lever, et son sourcil faire un accent circonflexe (en fait, il était juste étonné de te voir arriver en sous-vêtements) (la sadique ayant volontairement, t’en es sûre, omis de te dire que tu pouvais te rhabiller).

3. Il ne dit rien c’est mauvais signe (il est occupé à fermer sa page Facebook)

 

Là, il te palpe, sans dire un mot.  Il accroche les radios et y jette un œil.  Il ne dit toujours rien.

 

Et là, comment dire, tu perds ton sang froid (sans être pour autant antisociale), tu cries, non, tu  beugles «  MAIS BORDEL DE MERDE VOUS ETES MUET OU QUOI ? »

 

En fait, en vrai tu oses un timid

e, « ça va ? »

 

-          Oui, rien de spécial, tout va bien.  A dans deux ans.

Rapide coup d’œil sur ton dossier

-         Ah non, à l’année prochaine, vous avez 50 ans.

           Dites donc ! En juin, là j’ai toujours 49 !

 

Imperméable à ta vexation, il t’a déjà ouvert la porte.  Et réouvert sa page Facebook.

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mammo

 

Pssst : et toi, il date de quand ton dernier dépistage ? Déconne pas avec ça hein.

 

 

Posté par L Amere à 09:05 - Commentaires [7] - Permalien [#]

06 mars 2014

La raison a ses raisons que. (Même si je ne les connais pas)

D'emblée te parler de raison. Avoue que ça te fissure le postérieur.

Le temps est venu, je pense, pour autre chose.

Par exemple, d'éviter les gros mots. Les vannes à deux balles. Les râleries. Les grandes phrases pseudo philosophiques.

Non, je déconne.

Juste une grosse envie que j'ai de tourner la page Canalblog, d'arriver ailleurs, de voir si je m'y plais, de m'y poser si ça me va.

La raison a ses raisons que. Les cinquante ans approchant à grands pas, aussi.

Ma vie a été faite de virages, de tournants. La plus courte façon d'aller à un point à un autre est la ligne droite. Oui mais qu'est ce qu'on s'emmerde en allant tout droit.

virages

 

Enfin, c'est mon avis. Et je le partage de manière très intime avec moi-même.

Ca c'était avant : www.lameredefamille.canalblog.com

Là, ça y est. Les enfants ont poussé. L'un a quitté le nid et vole de ses propres ailes, l'autre est en pleine période adolerabletchiante.

Je vis seule, avec mon ado-rable.

Je suis donc une famille monoparentale. C'est bien joli dit comme ça, mais ça ne beurre pas les épinards de chez Aldi avec du beurre de chez Lidl pour la cause.

Mais je ne vois plus la vie comme un combat permanent.

Je me suis résignée : je ne serai jamais riche, je ne vivrai jamais dans l'opulence, je n'aurai jamais de chauffeur avec casquette, jamais je ne roulerai dans une voiture propre et rangée, jamais je ne serai la parfaite ménagère, la parfaite cuisinière, et toujours je continuerai à entasser mon linge jusqu'à n'avoir plus rien à me mettre, avant de le repasser. (je n'ai plus les moyens d'aller acheter de nouvelles fringues parce que ma garde robe est vide et écrit en lettres cintrées (que je suis drôle) sur les murs "L'amère m'a tuer" (avec en filigrane, mais tu l'auras compris car tu es subtil "à ne pas repasser pendant six mois")

Bref, me voici devant Toikimeliras peut-être.

Intègre. Vraie. Sincère. Sans faux semblants.

Hum, Coupez !, (on dirait une politicienne en campagne). Pas crédible.

Me voici devant toi.

Oui, ça c'est bien. Concis. Bref.

Bref,

je te souhaite la bienvenue dans mon monde de "monoparentale quinqua", mais pas que.

Parce que j'ai aussi des passions, des sautes d'humeurs, des révoltes, des anecdotes et beaucoup beaucoup beaucoup de parenthèses dans mon clavier.

Et je me la joue star, en dédiant ce nouveau blog à Toikimelis, peut être, de là haut.

Posté par L Amere à 08:42 - Commentaires [1] - Permalien [#]